Mourad Belhaj
02 Octobre 2019•Mise à jour: 03 Octobre 2019
AA / Bagdad / Naza Mohammed
Les forces de sécurité irakiennes ont eu recours à des tirs à balles réelles et à des bombes lacrymogènes, pour disperser les manifestations hostiles au gouvernement et réclamant une amélioration des conditions de vie.
Les manifestations ont repris dans la capitale Bagdad, pour le second jour consécutif, en dépit de la mobilisation d'un important dispositif sécuritaire, de l'interruption partielle d'Internet et de la fermeture de certaines voies publiques.
Selon le correspondant d'Anadolu, des dizaines de femmes étaient à l'avant-garde de la manifestation, dans l’espoir qu’elle puisse pacifique, en particulier sur les places d'Andalousie et de Khalani, dans le centre de Bagdad.
Cette tentative n’a toutefois pas empêché les forces de sécurité d’utiliser des balles réelles et des gaz lacrymogènes, pour disperser la manifestation par la force.
Une session d'urgence du Conseil de sécurité nationale en Irak, consacrée à ces événements, se tient actuellement, en présence du Premier ministre, Adel Abdul Mahdi.
Mercredi matin, les forces de sécurité avaient déjà dispersé par la force des manifestations, dont la région de Zaafaraniya (à l'est de Bagdad) et la place de l'aviation au centre de la capitale ont été le théâtre.
Des milliers d'Irakiens ont manifesté, mardi, sur la place Tahrir, dans le centre de Bagdad et dans d'autres provinces, appelant à l'amélioration des conditions de vie, la création d'emplois pour les chômeurs et à la lutte contre la corruption dans les ministères et les institutions gouvernementales.
Les forces de sécurité et la police anti-émeute ont fait usage de balles réelles, de canons à eau chaude et de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants regroupés devant le pont Al-Jumhuriya, menant à la zone verte fortifiée et au bâtiment du gouvernement fédéral, tuant ainsi plusieurs manifestants et en blessant des dizaines d'autres.