Arif Yusuf
18 Avril 2018•Mise à jour: 18 Avril 2018
AA/ Irak/ Ali Jawad
Les travaux du 10eme congrès régional de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) opérant dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont été lancés, mercredi à Bagdad, avec la participation de plus de 250 organisations régionales et internationales.
Le congrès, qui se poursuit jusqu’à jeudi, devrait examiner les défis humanitaires auxquels sont confrontés plusieurs pays du monde, en particulier ceux qui souffrent de problèmes sécuritaires, économiques et politiques.
Le congrès sera marqué par la tenue de quatre sessions dont la première devrait discuter des questions juridiques relatives à l’adoption du règlement intérieur et de l’ordre du jour de l’événement.
La deuxième session traite, quant à elle, du rôle des associations nationales dans les situations de conflit. La troisième et la quatrième discuteront, par ailleurs, de la question des réfugiés et des déplacés ainsi que de la stratégie à adopter par l’IFRC d’ici 2030.
"Nous nous efforçons en vue de rapatrier, d’une façon volontaire, tous les déplacés vers leurs villes libérées [de l’emprise de Daech]. Nous sommes, également déterminés à empêcher le groupe terroriste de Daech d’apporter un changement démographique et d'annuler la diversité que nous chérissons", a déclaré le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi.
Al-Abadi qui s’exprimait lors d’un discours inaugural a indiqué que la victoire contre Daech était le résultat de l’unité des Irakiens et du soutien international apporté à l’Irak.
Il s’agit, à ses yeux, d’une réussite dans la mesure où cette bataille avait libéré les Irakiens de l’emprise d’un gang terroriste criminel ayant provoqué plusieurs victimes.
Environ 5,5 millions d'Irakiens ont fui leurs foyers depuis que le groupe terroriste de Daech avait envahi le Nord et de l'Ouest de l'Irak et contrôlé environ un tiers du territoire irakien en 2014.
Le gouvernement irakien affirme, de son côté, que 60% des personnes déplacées sont retournées dans les régions libérées. Cependant, les autorités irakiennes se trouvent confrontées à un problème majeur dans le rapatriement d'environ 3,5 millions de déplacés à cause de la destruction massive ayant touché les infrastructures.
En décembre dernier, Bagdad avait annoncé avoir repris à Daech toutes les terres que l’organisation terroriste avait dominées depuis l'été 2014 dans le Nord et l’Ouest.