Mourad Belhaj
06 Décembre 2020•Mise à jour: 06 Décembre 2020
AA / Erevan, Arménie
Les partis d'opposition arméniens ont lancé, samedi, un ultimatum au Premier ministre Nikol Pashinyan, l'invitant à démissionner avant le 8 décembre, alors que les protestations contre le gouvernement se poursuivent.
Rassemblés sur la Place de la Liberté à Erevan, des milliers de manifestants ont appelé Pashinyan à démissionner.
Les protestations ont éclaté au début du mois dernier en Arménie, après que Pashinyan ait accepté la défaite en signant l'accord avec l'Azerbaïdjan et la Russie pour mettre fin aux combats dans le haut Karabakh.
Les partis d'opposition ont également averti Pashinyan de la possibilité d'une désobéissance civile dans tout le pays s'il ne démissionnait pas dans les délais impartis.
Les relations entre les anciennes républiques soviétiques d'Azerbaïdjan et d'Arménie sont tendues depuis 1991, lorsque l'armée arménienne a occupé le Nagorno-Karabakh, également connu comme le Haut-Karabakh, un territoire reconnu comme faisant partie de l'Azerbaïdjan, de même que sept régions adjacentes.
Lorsque de nouveaux affrontements ont éclaté le 27 septembre, l'armée arménienne a lancé des attaques contre les civils et les forces azerbaïdjanaises et a violé plusieurs accords de cessez-le-feu humanitaire.
Pendant les 44 jours qu'a duré le conflit, l'Azerbaïdjan a libéré plusieurs villes et près de 300 localités et villages du joug de l'occupation arménienne.
Le 10 novembre, les deux pays ont signé un accord négocié par la Russie pour mettre fin aux combats et travailler à un règlement global.
La trêve est considérée comme une victoire pour l'Azerbaïdjan et une défaite pour l'Arménie, dont les forces armées se sont retirées conformément à l'accord.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj