Hajer Cherni
22 Février 2021•Mise à jour: 23 Février 2021
AA / Genève
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé lundi à l'arrêt immédiat de toutes les formes de répression exercées au Myanmar.
C'est ce qui est ressorti de son discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, en Suisse, au cours duquel il a critiqué les actes de violence contre les manifestants au Myanmar, rapporte le journal américain "US News".
"J'appelle l'armée du Myanmar à arrêter immédiatement la répression. Nous constatons que la démocratie est mise à mal, à travers l'utilisation de la force brutale, les arrestations arbitraires et la répression de toutes les manifestations", a-t-il déclaré.
Il a également condamné les violations commises contre la société civile et les minorités, soulignant que la "campagne de nettoyage ethnique contre la minorité Rohingya se passe dans l'impunité".
Dans ce même contexte, Guterres a appelé l'armée birmane à libérer tous les prisonniers et à mettre fin à la violence, ainsi qu'au respect les droits de l'homme et la volonté du peuple lors des récentes élections.
Le Myanmar est le théâtre de manifestations sanglantes depuis le coup d'État militaire, début février.
Jusqu'à lundi matin, les répressions de l'armée a fait deux morts et 10 blessés.
Le 1er février, la junte militaire du Myanmar a procédé à un coup d'État, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la conseillère d'État Aung San Suu Kyi.
À la suite du coup d'État militaire, des manifestations populaires ont éclaté, suite à quoi l'administration militaire a annoncé l'imposition de la loi martiale dans 7 régions de Yangon et de Mandalay.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.