Mona Saanouni
10 Novembre 2020•Mise à jour: 10 Novembre 2020
AA/ Bagdad
Le Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, a déclaré, mardi, que son gouvernement fait face à des campagnes remettant en question tout rapprochement avec n'importe quel pays.
Des politiciens appartenant à des blocs chiites ont, en effet, critiqué les accords que l'Irak avait conclu avec l'Arabie Saoudite afin de solliciter les investisseurs dans le sud-ouest du pays. Ils ont expliqué, dans ce cadre, que l'Arabie Saoudite s'est, durant de longues années, positionnée contre les intérêts de leur pays.
"L'Irak doit attirer les investisseurrs car nous en avons besoin pour créer les oppotunités de travail", a indiqué Al-Kazimi.
Et d'ajouter que le Conseil de coordination irako-saoudien a tenu des réunions, au cours des deux derniers jours, afin de trouver un accord dans les secteurs de l'industrie, du commerce, de l'agriculture, du pétrole, de l'éducation et de la culture.
Dimanche, une délégation saoudienne composée de responsables au sein des ministères de l'Energie, de l'Industrie et de l'Environnement ainsi que de nombre d'entreprises d'investissement, s'est rendue à la capitale irakienne, afin d'assister à une réunion de la commission politique, sécuritaire et militaire irako-saoudienne.
Dans un communiqué commun rendu public lundi, les deux pays ont annoncé avoir conclu un accord dans les domaines susmentionnés.
*Traduit de l'arabe par Malek Jomni