Fatma Bendhaou
22 Juin 2021•Mise à jour: 22 Juin 2021
AA/Nice/Feiza Ben Mohamed
La défense d’Omar Raddad, va déposer jeudi une nouvelle demande de révision de procès, après la découverte, en 2015, de nouvelles traces ADN n’appartenant pas à l’ancien jardinier d’origine marocaine.
Dans un communiqué relayé par la presse française, l’avocate d’Omar Raddad, maître Sylvie Noachovitch, annonce son intention de saisir à nouveau la justice pour faire reconnaître l’innocence de son client.
Elle indique que « grâce aux éléments nouveaux découverts depuis la dernière décision de rejet de la Cour de révision » intervenue en 2002, « la vérité sur l'innocence d'Omar Raddad sera reconnue ».
En effet, une expertise datée de 2019 assure que les traces ADN retrouvées sur l’inscription « Omar m’a tuer », pourraient être le fruit d’un « transfert primaire direct ou indirect au moment des faits ».
Pour rappel, Omar Raddad avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne patronne en 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), sur la base des inscriptions retrouvées sur les lieux du crime et qui le désignaient nommément.
Après sept années passées en prison, il avait pu bénéficier d’une grâce présidentielle partielle octroyée par Jacques Chirac après l’intervention directe du Roi du Maroc, Hassan II.
Le jardinier a toujours clamé son innocence, espérant ainsi être définitivement blanchi aux yeux de la justice française, qui l’a condamné en dépit des nombreuses incohérences contenues dans le dossier.
« Il y a cent ans, on condamnait un officier qui avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier parce qu'il a le tort d'être Maghrébin » avait déclaré son ancien avocat Maître Jacques Vergès en 1994.