Feiza Ben Mohamed
10 Juillet 2023•Mise à jour: 11 Juillet 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
La première ministre Élisabeth Borne a promis, des « moyens massifs pour protéger les Français » le jour de la fête nationale prévue le 14 juillet, dans un entretien paru dimanche dans le journal Le Parisien.
Dans un contexte particulièrement marqué par les récentes émeutes qui ont éclaté dans le pays fin juin, provoquant un véritable chaos sécuritaire et politique, la cheffe du gouvernement a indiqué qu’elle interdisait la vente de feux d’artifices.
« Seuls les professionnels, qui organiseront les feux d'artifice dans les communes, pourront en acheter », a-t-elle fait savoir, espérant ainsi éviter un retour des révoltes.
Elle précise qu’elle a acté « dans un décret publié ce dimanche au Journal Officiel, l'interdiction de la vente, du port et du transport de mortier d'artifices à cette occasion », et ce, jusqu’au 15 juillet.
S’agissant d’éventuelles restrictions des réseaux sociaux en période de crise, telles qu’évoquées par le président de la République Emmanuel Macron, Élisabeth Borne a confirmé que l’Exécutif avait « demandé aux plates-formes de se mobiliser pendant la crise ».
« Et, objectivement, elles ont joué le jeu. Il y a différents sujets techniques auxquels on réfléchit, tout cela est en cours. Mais on ne va évidemment pas priver les Français d’Internet parce qu’il y a des violences », a-t-elle tenu à tempérer.
La cheffe du gouvernement est également revenue sur de possibles sanctions financières des parents, en cas de participation de leurs enfants à des violences.
Elle rappelle qu’aujourd’hui, « quand un adulte commet un acte de cette nature, on peut avoir recours à une amende forfaitaire » et considère que c’est « rapide et efficace ».
« Ce n’est pas possible pour les mineurs. Nous allons donc construire un dispositif qui le permette », a-t-elle, néanmoins, déclaré.
Cet entretien au Parisien intervient alors que le gouvernement a rencontré de vives difficultés dans le retour à l’ordre public, allant jusqu’à recourir à des blindés de la gendarmerie nationale.
Le retour au calme reste très précaire et la date du 14 juillet pourrait conduire à un regain des tensions.