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Les revenus des exportations pétrolières des pays membres de l’OPEP se verront réduits de moitié en 2015 par rapport à ce qu’ils étaient en 2013 a rapporté la US EIA ( administration américaine d’information énergétique).
Ce scénario sera atteint dans le cas où le prix moyen du Brent brut se stabilise aux alentours de 68 dollars le baril en 2015.
Le prix du Brent s’est hissé jeudi au dessus de la barre des 62 dollars le baril. Le prix moyen du panier de l’OPEP sur la période allant du début de l’année 2014 jusqu’à la fin de la semaine écoulée a été de 98,12 dollars. En 2013 cette moyenne était de 105,87 dollars. Mercredi 17 décembre ce prix a atteint les 55,64 dollars/baril.
Les revenus mobilisés par les exportations pétrolières des pays de l’OPEP en dehors de l’Iran ont été en 2013 de 821 milliards de dollars dont 274 milliards de dollars pour l’Arabie Saoudite, 92 milliards de dollars pour le Koweit, 86 MD pour l’Irak, 84 MD pour le Nigéria, 62MD pour le Venezuela, 57 MD pour l’Algérie.
Selon les prévisions de l’EIA les revenus pétroliers des pays membres de l’OPEP en dehors de l’Iran atteindront en 2014 les 700 milliards de dollars et marqueront donc une baisse de 14% par rapport à 2013, le niveau le plus bas atteint depuis 2010.
L’Administration d’information énergétique américaine souligne dans un rapport dont Anadolu a eu copie jeudi, que le recul des revenus pétroliers des pays de l’OPEP est inhérent à deux facteurs à savoir la baisse du volume des exportations et la baisse du prix du pétrole sur le marché mondial.
Le même rapport s’attend à une deuxième baisse des revenus pétroliers en 2015, les revenus pétroliers des pays de l’OPEP à l’exception de l’Iran seront ainsi de 446 milliards de dollars marquant une baisse de 46% par rapport à 2013.
L’OPEP qui mobilise environ un tiers de la production pétrolière mondiale compte l'Irak, l'Iran et l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, l'Angola, le Koweït, le Qatar, le Venezuela, l'Equateur, la Libye, l'Algérie, le Nigeria
Depuis la fin du mois dernier, date à laquelle l’OPEP a décidé de maintenir le plafond de la production quotidienne pétrolière à 30 millions de barils, le prix du pétrole a marqué une tendance à la baisse.
Le baril de pétrole a perdu environ 50% de sa valeur depuis juin dernier date à laquelle son prix était de 115 dollars.
L’EIA a souligné avoir exclu l’Iran parce qu’il fait l’objet de sanctions économiques qui rendent difficile la mesure de ses revenus.
Le rapport de l’EIA attire en outre l’attention sur le fait que le recul des dépenses gouvernementales pourrait générer une hausse des dangers géopolitiques.
l’Agence Internationale de l’Energie avait baissé à la fin de la semaine dernière ses prévisions de la demande mondiale en pétrole de 230 mille barils par jour s’attendant à une demande de 93,3 millions de barils en 2015.