AA/ Tripoli/ Ahmed al-Khamissi
La dégradation de la situation sécuritaire en Libye, notamment à Tripoli et Benghazi (est), a freiné la commercialisation du pétrole libyen sur les marchés internationaux, a affirmé le directeur de la planification et du suivi au ministère du Pétrole, Samir Kamel.
Joint au téléphone par Anadolu, il a estimé que la production libyenne de pétrole varie de 450 à 480 mille barils par jour. Le responsable libyen a imputé les difficultés à écouler le brut libyen sur le marché international à l’abondance de l’offre des hydrocarbures, d’une part, et à la dégradation des conditions sécuritaires en Libye, d’autre part, qui est de nature à dissuader les multinationales à passer des commandes et à faire accoster des navires pétroliers dans les ports libyens.
Samir Kamel a souligné que les cuves de stockage du pétrole dans les ports d’Al-Sidra et Ras Lanouf (est de la Libye) sont pleines à ras-bord (7.5 millions de barils). « Et nous restons attentifs à l’évolution du marché international pour gérer ces stocks et permettre l’exploitation des champs pétrolifères qui alimentent ces cuves », a-t-il ajouté. Les deux ports de Ras Lanouf et Al-Sidra ont été débloqués depuis plus d'un mois sans pour autant pouvoir commercialiser les quantités qui y sont emmagasinés.
Par ailleurs, le responsable libyen a souligné que la situation est stable dans d’autres champs pétrolifères et ports pétroliers.
La production libyenne en pétrole a avoisiné 1.4 millions de barils par jour jusqu’à la moitié de 2013, avant que des milices armées, revendiquant l’autonomie du district de la Cyrénaïque, ne s’emparent des terminaux pétroliers de l’est libyen.
Actuellement la production ne dépasse pas les 500 mille barils par jour. Cette baisse des recettes pétrolières, qui alimentent le budget de l’Etat à raison de 95%, entraînera un déficit budgétaire de 30 milliards de dinars libyens pour l'exercice 2014 (calculé sur la base d’une production de 600 mille barils par jour).