AA / Tunis / Esma Ben said
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a transféré 2.3 millions usd à la Banque des Etats de l'Afrique centrale, pour la réhabilitation des services gouvernementaux à Bangui, capitale centrafricaine, a annoncé la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), dans un communiqué publié mercredi.
En partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix et la Banque mondiale, le PNUD « a pris des mesures pour réhabiliter un système de paiement pour les fonctionnaires » de la RCA, en transférant « la moitié d’une somme totale de 4.6 millions de dollars qui couvriront les salaires de 3 417 policiers et gendarmes pour les mois de mai à août ». La Banque mondiale étant chargée de « payer les salaires du reste de la fonction publique », précise le texte.
La violence qui secoue actuellement la Centrafrique a causé « des milliers de morts », « des centaines de milliers » de déplacés et « l’effondrement complet de la sécurité, de l’autorité de l’Etat et de la primauté du droit », détaille le communiqué.
Dans cette situation « extrêmement volatile », le Représentant résident du PNUD en RCA, Aurélien Agbenonci, cité dans le texte, préconise que la police soit assurée de recevoir un salaire, ce qui serait « un bon début » pour qu’elle aide « au maintien de l’ordre » et « à l’application de la loi ».
Selon le PNUD, gendarmes et policiers « patrouillent dans les rues de Bangui avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les troupes françaises de la Sangaris », aidant ainsi à « l’application de la loi dans les rues de la capitale. »
En février dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait publiquement appelé à la stabilisation de la situation sécuritaire en RCA à travers un soutien financier qui permettrait d’aider le nouveau gouvernement de transition, dirigé par Catherine Samba Panza, à rétablir le secteur de la justice et de la réconciliation.
La Centrafrique est en proie depuis 2012 à un conflit intercommunautaire opposant milices chrétiennes et musulmanes qui a plongé le pays dans un cercle infernal de représailles acculant les habitants, essentiellement de confession musulmane, à fuir leurs quartiers vers des villes avoisinantes ou vers les pays limitrophes.