AA/Desk/Fethi Djebali
L’attaque, samedi, contre une unité hospitalière gérée par Médecins sans frontières à Boguila, a fait 16 morts dont trois parmi son personnel , a indiqué lundi l’ONG humanitaire dans un communiqué.
« Nous condamnons vigoureusement l’attaque contre un établissement clairement identifié comme une unité sanitaire », a indiqué MSF.
Des éléments armés ont attaqué, samedi, un hôpital tenu par l’ONG Médecins sans frontières, dans la localité de Boguila à 450Km au nord de Bangui , la capitale centrafricaine , où se déroulait une réunion de dirigeants locaux.
Un bilan précédent faisait état de 22 morts et de plusieurs bléssés .
« Nous sommes extrêmement choqués et attristés par la violence brutale contre notre personnel médical et notre communauté », a indiqué Stefano Argenziano, le chef de la mission d’MSf en Centrafrique.
"Cet incident déplorable nous a forcé à retirer notre personnel clé et à suspendre nos activités à Boguila. Même si nous demeurons engagés à fournir une aide humanitaire à la communauté, nous devons également tenir compte de la sécurité de notre personnel », a ajouté Argenziano.
Selon MSF, « l'incident s'est produit lorsque des membres armés ex-Séléka ont encerclé l'hôpital de Boguila où une réunion se tenait avec quarante dirigeants communautaires invités par MSF pour discuter de l'accès aux soins médicaux [...] Certains d’entre eux ont commencé à tirer lourdement en direction de la foule faisant des morts et des blessés graves ».
MSF est la seule ONG présente à Boguila. Depuis 2006, elle gère un hôpital de 115 lits dans la ville et distribue des soins de santé primaires et secondaires pour une population estimée à 45 000 habitants dans la région, toujours selon l’ONG humanitaire.
La Centrafrique est en proie à un conflit intercommunautaire opposants milices chrétiennes et musulmanes, qui a causé le déplacement de plusieurs milliers de personnes en majorité de confession musulmanes fuyant les exactions dont ils sont la cible.