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Les militaires et combattants de l’ex-coalition Séléka ont rejeté catégoriquement le Mémorandum d'entente pour la relocalisation vers un site de transit à Sibut et l'organisation du retour des combattants ex-Séléka actuellement dans Bangui vers leurs communautés d'origines, selon un communiqué de presse dont Anadolu a reçu une copie lundi.
Regroupés dans les trois sites de cantonnement à Bangui, les militants et combattants dont il s’agit ont décidé à l’issue d’une réunion tenue hier soir dans un lieu inconnu, le rejet total et catégorique du "Mémorandum d'entente pour la relocalisation vers un site de transit à Sibut. Ils se sont également opposés à l'organisation du retour des combattants ex-Séléka actuellement dans Bangui vers leurs communautés d'origines, conformément à un accord " signé entre le Général de Brigade Thomas Théophile Tchimangoua, ministre de la Défense dans le gouvernement de transition et Aubin Issa Issaka de l'ex coalition Séléka.
« Ce document a été signé sans consultation de la base et sans implication de la direction politique de la Séléka », précise le même document.
Sur un autre plan, il a été procédé à la légitimation par acclamation du Général Dhaffane Mohamed-Moussa en qualité de « Président National de la Séléka », ainsi qu’à la mise en place d'un bureau devant coordonner les affaires militaires à Bangui en appui au « Président National » en attendant l'élection du reste des membres.
« Il n'y aura pas, par ailleurs, de désarmement sans un processus clairement défini. Tout autant qu’il n'y aura plus d'ambiguïté sur la représentativité politique de la Séléka car le président par intérim est désormais investi de tous les pouvoirs nécessaires à ses fonctions », ajoute le communiqué.
Tout au plus, aucun officier de la Séléka ne prendra la liberté de signer un quelconque document au nom du mouvement sans passer par le Président, d’après la même source.