AA/ Bujumbura/ Burundi
Deux cadavres ont été repêchés ces trois derniers jouirs dans le lac Rweru, situé à la frontière Burundo-rwandaise, ont rapporté jeudi à Anadolu des pêcheurs sur place.
Le premier cadavre, découvert mardi, était dans un état ordinaire, alors que le second, retrouvé jeudi, était démembré, selon les mêmes sources. Les deux cadavres, dont l'origine demeure mystérieuse, étaient néanmoins enveloppés dans des sacs contenant chacun une grosse pierre, ont encore informé lesdits pêcheurs.
D’autres témoins, notamment des Burundais riverains de ce lac ont affirmé à Anadolu que ces cadavres proviennent du Rwanda. Toutefois, de l’autre côté de la Kanyaru (à 180 km de la capitale Bujumbura), des témoins exigeant l'anonymat ont rejeté cette thèse.
Des sources administratives burundaises ont indiqué à Anadolu qu'une Commission d'enquête officielle burndo-rwandaise est toujours à l’œuvre pour jeter la lumière sur la provenance de ces cadavres. Aline Manirabarusha, Gouverneur de la province burundaise de Muyinga au nord-est du Burundi où se trouve le lac Rweru, servant de trait d’union entre les deux pays, a pour sa part appelé les populations riveraines du lac Rweru à ne pas consommer directement ses eaux.
Une quarantaine d’autres cadavres avaient été repêchés dans cette rivière vers la fin du mois d’août. La commission mixte composée d’enquêteurs burundais et rwandais pour enquêter sur la provenance de ces cadavres n’a pas encore donné un rapport.
Ce phénomène inquiète les populations environnantes car la plupart d'entre elles s’approvisionnent en eau, surtout du côté burundais, auprès de ce lac, pollué par les cadavres. La région du Nord du Burundi dans laquelle se situe ce lac enregistre depuis une décade des précipitations irrégulières et faibles. L’eau potable y est une denrée rare, d’après certains habitants.