AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco/ Ndabashinze Renovat -
La justice burundaise a ordonné, mercredi, la libération provisoire conditionnée du directeur de la Radio publique africaine « RPA », Bob Rugurika, détenu depuis janvier dernier.
Il doit payer une caution de 15 millions de francs burundais, soit près 10 mille usd, selon le procès verbal d'audience prononcé par un tribunal de Bujumbura, avant de retrouver sa liberté.
En vertu du même procès, Bob Rugurika ne devra pas, en outre, dépasser les frontières du Burundi, avant le procès final. Il devra comparaître en justice tous les premiers lundis du mois.
Le journaliste reste donc en prison, en attendant le paiement de la caution. «Cette caution n’a rien d’inquiétant car elle lui sera restituée dès lors que son innocence sera prouvée», a expliqué mercredi Maître Fabien Segatwa, un des quatre avocats de Bob Rugurika.
«La justice burundaise vient de redorer son image en décidant de libérer, quoique sous caution, notre confrère Bob Rugurika », a réagi, à Bujumbura, le président de l’Union burundaise des journalises «UBJ».
«Nous remercions tous ceux qui nous ont exprimé leur soutien à commencer par nos confrères ainsi que la communauté internationale qui n’a cessé de demander la libération de Bob Rugurika. Nous félicitons aussi les juges qui ont pris leur courage à deux mains pour appliquer la loi er respecter le droit », a déclaré à Anadolu Alain Ntamagendero, directeur ad intérim de la RPA.
Arrêté le 20 janvier sur ordre du tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura, initialement pour «éclaircissements», le directeur de la RPA est accusé de «complicité d’assassinat», de «manque de solidarité» et de «violation du secret de l’instruction».
La justice lui reproche ses reportages sur l’assassinat de trois religieuses italiennes en septembre dernier à Bujumbura, présentant des témoignages mettant en cause des agents de renseignement burundais.