AA/ Kigali / Gaius Kowene
Quatre-vingts membres du mouvement rebelle M23 du camp de cantonnement de Kibungo, au Rwanda, ont été amnistiés par le gouvernement Congolais, a appris Anadolu, mercredi soir, auprès d’un ex-rebelle qui bénéficie également de l’amnistie.
Une trentaine des ces bénéficiaires sont des cadres politiques et le reste appartiennent à l’aile militaire, renseigne la même source qui a souhaité s’exprimer sous le couvert de l’anonymat.
Sur place dans le camp, « on se demande si les arrestations secrètes de ceux qui rentrent au pays vont cesser », signale la même source.
D’un autre coté, ceux qui ne figurent pas sur la liste attendent impatiemment, dans l’espoir de voir une version mise à jour des bénéficiaires de l’amnistie. « Si non, c’est leur demander de rester rebelle jusqu'à la mort » argumente la source.
La version intégrale de la liste sera publiée dans le journal officiel congolais trés prochainement, renseigne la source, qui assure avoir reçu mardi, un document officiel "où figure son nom" et signé par le ministère de la justice congolaise.
Tous nos efforts pour joindre des sources officielles se sont avérés sans succès jusqu'à 18h42 GMT.
La loi d’amnistie votée en février par le parlement Congolais fait partie des recommandations des déclarations de Nairobi, concluant les pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 en décembre 2013.
Cette déclaration ne garantissait toutefois pas l’impunité aux membres du mouvement accusés des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Vaincue par l’armée congolaise en novembre dernier, l'ancienne rébellion congolaise du M23 s'est réfugiée dans des camps de cantonnement, au Rwanda et en Ouganda, où ils cultivent l'espoir d'organiser leur retour en République Démocratique du Congo.