Lassaad Ben Ahmed
20 Novembre 2017•Mise à jour: 20 Novembre 2017
AA/Burundi/ Jean Bosco
Une délégation de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) a entamé, lundi, une visite à Bujumbura, a appris Anadolu d’une source à l’Assemblée nationale du Burundi.
«Cette délégation est conduite par Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale du Québec et président de l’APF, ils viennent s’enquérir de la situation réelle qui prévaut au Burundi », a déclaré à Anadolu Alexis Badian Ndayihimbaze, porte-parole de l’Assemblée nationale du Burundi.
«Elle comprend, entre autres, le président de l’Assemblée nationale de Madagascar ainsi que la présidente du Réseau des femmes parlementaires au sein de l’APF», a encore précisé le porte-parole de l’Assemblée nationale du Burundi.
«C’est une mission que les autorités burundaises ont toujours souhaité pour leur permettre de constater, sur place, que le pays est en paix et permettre à l’APF de lever les mesures prises contre le Burundi», a confié à Anadolu sous couvert d’anonymat un parlementaire burundais.
En juillet 2015, l’APF a placé le Burundi «sous observation à titre préventif», en raison de la crise politique et sécuritaire en cours et des violations graves et continues des droits de l’Homme qui ont été commises.
Créée en 1967, l’Assemblée parlementaire de la francophonie est une organisation interparlementaire composée de 83 sections formées par des parlements et organisations interparlementaires ayant le français en commun. Son siège est à Paris. Le Burundi est membre de l’Assemblée parlementaire francophone depuis 1994.
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) affiliée à l’APF a suspendu sa coopération avec le Burundi depuis avril 2016.
Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.
Ces violences ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les refugiés publié le 16 novembre 2017.