Mohamed Hedi Abdellaoui
24 Décembre 2015•Mise à jour: 24 Décembre 2015
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
A quatre jours de la reprise du dialogue inter-burundais à Entebbe, près de la capitale ougandaise Kampala, un responsable sécuritaire a été tué par des hommes armés dans la nuit de mercredi à jeudi, à Gitega (centre).
Selon le commissaire provincial de Gitega Hakizimana Melchior, le chef du poste de police de Bukirasazi, commune relevant de Gitega, a été pris de court par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur lui pendant qu’il était devant une boutique.
« Les assaillants-une dizaine d’hommes non-identifiés- ont ensuite procédé à des actes de pillage, faisant main basse sur les biens et plusieurs produits des boutiques de cette commune, après avoir obligé ceux qui étaient sur les lieux de se coucher par terre», a indiqué à Anadolu la même source.
Le commissaire provincial a, en outre, précisé que les policiers intervenus ont trouvé sur place un fusil et un appareil de communication, près du cadavre de l’homme tué, portant des traces de plusieurs balles.
Vers la fin de novembre, un groupe d’hommes armés a été signalé dans les communes de Ryansoro et Gishubi, frontalières de Bukirasazi. Puis, il y a une semaine, le chef du camp de déplacés de Buraza, a été tué par des hommes armés.
Cet assassinat intervient quelques heures après que le lieutenant-colonel burundais Edouard Nshimirimana, a annoncé, mercredi, la naissance officielle d'une rébellion baptisée «les Forces républicaines duBurundi» (Forebu), qui vise à chasser le président burundais Pierre Nkurunziza du pouvoir.
Les assassinats se multiplient, par aileurs, dans diverses régions du pays, alors que le gouvernement soutient que seuls quelques quartiers contestataires de la ville de Bujumbura connaissent des problèmes de sécurité.