Nadia Chahed
01 Août 2019•Mise à jour: 01 Août 2019
AA/Tunis
Le président indien, Ram Nath Kovind, effectuera à partir de jeudi 01 août 2019, une visite d’Etat à Conakry, a annoncé le président guinéen Alpha Condé dans une publication sur son compte twitter.
Une visite qui entre dans "le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République de l’Inde", a-t-il souligné.
La Guinée est la troisième étape d'une mini-tournée ouest-africaine du président indien, entamée le 28 juillet par le Bénin et la Gambie, ont rapporté des médias africains.
"Une tournée historique" estime le quotidien burkinabé "Le Pays" d’autant que "c’est la toute première sortie officielle d’un chef d’Etat indien dans cette partie du continent africain".
Au Bénin, première étape de cette mini-tournée, des accords ont été signés entre les deux Etats, allant dans le sens du renforcement de la coopération bilatérale entre New Delhi et Cotonou qui, au passage, a bénéficié d’un appui financier de 100 millions de dollars pour ses projets prioritaires.
Avant de s’envoler vers la Gambie, Ram Nath Kovind a rencontré ses compatriotes qui constituent une communauté d’un millier de personne résident au Bénin, exerçant dans près de 230 sociétés indiennes, rapporte la même source.
Après Cotonou, Banjul a accueilli, le 30 juillet dernier, le président indien pour la deuxième étape de son périple ouest-africain.
Après le sommet Inde-Afrique de 2015, organisé dans la capitale indienne, les autorités de New Delhi semblent passer à l’offensive diplomatique sur le continent noir où Occidentaux, Chinois et Japonais ont visiblement pris une longueur d’avance sur le géant asiatique, note encore le quotidien burkinabé.
Et de poursuivre qu'à l’instar de ses concurrents, New Delhi semble déterminée à faire sa percée sur un continent courtisé de toutes parts par les grandes puissances.
"Et tout porte à croire que le pays de Gandhi a beaucoup à apporter à l’Afrique, et a des atouts et pas des moindres, à faire valoir aux yeux de la belle demoiselle qu’est l’Afrique", souligne enfin "Le Pays".