Nadia Al Chahed
28 Octobre 2015•Mise à jour: 29 Octobre 2015
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
Dix personnes, au moins, ont été tuées au Burundi durant les dernières 24 heures, par des individus non identifiés, a appris Anadolu, mercredi, de sources administratives et sécuritaires.
Sept personnes ont été tuées dans la nuit de mardi dans des affrontements entre des militaires et un groupe d’environ une trentaine d’hommes armés dans la commune Nyarusange (province de Gitega, Centre), a déclaré, mercredi, sur les ondes de la radio nationale du Burundi, Venant Manirambona, gouverneur de cette province.
La même source a précisé que les sept morts sont tombés dans les rangs des assaillants et qu’aucune victime n’était à déplorer ni du côté des forces de l’ordre ni du côté de la population civile.
Durant la même nuit de mardi à mercredi, dans la commune de Ntahangwa ( Bujumbura), deux personnes ont été assassinées par des hommes armés non identifiés, a indiqué à Anadolu, mercredi, Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police.
Il s’agit selon cette même source, d’un couple assassiné par des hommes qui étaient à bord d’une moto.
Nkurinkiye a, en outre, ajouté, que le corps d’un homme a été retrouvé, mercredi matin, dans le quartier Cibitoke, et noté que des enquêtes ont, d’ores et déjà, été ouvertes par les services de la police pour clarifier les circonstances de ces assassinats.
Le Burundi patauge depuis plus de six mois dans la violence, le quotidien y est ponctué par des assassinats, souvent nocturnes, dont les auteurs sont toujours inconnus.
Cette vague de violence, attribuée dans un premier temps à la tension politique que vit le pays, a, progresivement, gagné en ampleur pour donner lieu à une sorte de désordre sécuritaire général.
La crise sécuritaire que vit le Burundi a succédé à l’annonce, à la fin du mois d’avril dernier, de la candidature du président Nkurunziza à un 3e mandat, jugé inconstitutionnel par l'opposition, la société civile et une partie du propre camp du président.
D’après le dernier rapport du Haut-Commissariat des Droits de l’homme aux Nations Unies, 130 personnes ont été assassinées durant les trois derniers mois au Burundi tandis que la principale association de défense des droits de l’Homme, APRODH (ONG) parle de plus de 200 personnes tuées depuis avril.