Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti
11 Août 2021•Mise à jour: 11 Août 2021
AA/Tunis
Les incendies de forêt qui ont éclaté depuis lundi dans les gouvernorats de Bizerte et de Jendouba, au nord de la Tunisie, ont ravagé environ 450 hectares (un hectare équivaut à 10 000 mètres carrés) de forêts de pins d'Alep, d'acacias et de noisetiers.
"Le gouvernorat de Bizerte (nord) a connu le déclenchement de 9 incendies en moins de 24 heures entre la forêt de Nadhour, qui ont consumé environ 50 hectares, tandis que les opérations de lutte contre l'incendie se poursuivent toujours", a déclaré le directeur régional de la Protection civile de Bizerte, Kamal Melliti, à l'Agence Anadolu.
Melliti a ajouté "plusieurs incendies se sont déclarés à la montagne Nadhour à Ghar El Melh ravageant plus de 100 hectares. Les forces de protection civile ont alloué 10 engins de lutte contre les incendies, en plus de l'utilisation de mécanismes de gestion forestière avec le soutien de l'armée, qui a alloué un hélicoptère qui a effectué cinq sorties pour éteindre les incendies".
Le directeur régional de la Protection civile de Bizerte a également souligné que "le taux de lutte contre les incendies a dépassé 95%".
Dans le même contexte, des incendies simultanés se sont déclenchés dans la ville d'Ain Draham, situé dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest), sur une superficie de plus de 300 hectares, selon la déclaration d'une source bien informée à l'Agence Anadolu.
La source, sous couvert d'anonymat car elle n'était pas autorisée à s'adresser aux médias, a déclaré que "les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent avec les efforts conjugués de la protection civile, de la gestion forestière et de l'armée tunisienne".
Le déclenchement de tels incendies est dû à une hausse significative des températures depuis plusieurs jours en Tunisie, frôlant les 49 degrés dans certaines régions, selon l'Institut National de la Météorologie (gouvernemental).
De nombreux pays luttent depuis plusieurs jours pour éteindre les incendies qui se sont déclarés dans leurs forêts, et certains d’entre eux reçoivent de l'aide d'autres pays.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad