Lassaad Ben Ahmed
10 Octobre 2018•Mise à jour: 10 Octobre 2018
AA / Lomé / Alphonse Logo
La Commission électorale nationale indépendante togolaise (Ceni) a annoncé, mercredi, à Lomé le démarrage de la deuxième phase du recensement des électeurs qui aura lieu du 17 au 24 octobre et touchera 18 circonscriptions dans le nord du pays (zone 2).
L’annonce a été faire au cours d’un point de presse animé au siège de la Ceni.
Un point succinct a été fait sur le déroulement de la première phase, qui s’est déroulée du 1er au 9 octobre et qui a couvert la première zone du pays ( 23 circonscription dans le sud du pays).
Malgré de nombreux dysfonctionnements relevés par l’opposition et l’appel au boycott lancé par la coalition de 14 partis, Kodjona Kadanga, président de la Ceni, a considéré que tout s’est bien déroulé lors de la première phase.
« La Ceni prends d’ores et déjà toutes les dispositions pour tirer les enseignements de la conduite des opérations dans la première zone afin de conjurer les problèmes techniques relevés dans la phase suivante », a indiqué Kodjona Kadanga.
Il a appelé les Togolais en âge de voter « à se rendre massivement dans les CRV (Centre de Recensement et de Vote, ndlr) pour se procurer une nouvelle carte d’électeur ».
Pour cette deuxième phase, l’opposition a déjà renouvelé son appel au boycott du recensement, tant que ses membres ne sont pas encore représentés dans cette institution et ses sous-structures.
En effet, une nouvelle Commission électorale doit incessamment succéder à l’actuelle Ceni, conformément à la décision prise le 23 septembre dernier par le Comité de suivi de la feuille de route de sortie de crise de la Cedeao, Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest.
Selon cette décision, la Commission électorale doit être reconstituée de façon paritaire, de sorte à ce que 8 membres représentent la partie gouvernementale, et 8 autres représentent l’opposition.
Mardi, les 8 membres désignés par l’opposition devaient avoir, par vote, le quitus de l’Assemblée nationale.
Toutefois, la session qui a duré jusqu’à tard dans la nuit, a enduré un blocage, dû à une plainte d’un parti de l’opposition parlementaire (UFC, Union des Forces du Changement), qui siège au gouvernement depuis 2010 avec le parti au pouvoir, mais qui réclame un poste parmi les représentants de l’opposition.
Les députés membres de la C14 s’y sont opposés catégoriquement, appelant le parti à se trouver un poste parmi les 8 représentants du pouvoir.
Non, rétorquent les députés du parti Unir, au pouvoir, qui considéraient l’UFC comme parti de l'opposition.
La question a été ainsi, difficile à trancher, mardi, et la séance a dû être renvoyée par le président de l'Assemblée, Damma Dramani, à une date ultérieure.
Pour rappel, la participation de l’opposition à la Ceni constitue une priorité de la Cedeao, engagé depuis le 31 juillet dans la recherche de solutions à la crise togolaise, en vue d’un processus électoral inclusif.