Lassaad Ben Ahmed
26 Mai 2019•Mise à jour: 27 Mai 2019
AA / Peter Kum
Un accrochage entre l’armée tchadienne et des combattants du groupe terroriste Boko Haram a coûté la vie à un journaliste et 5 soldats tchadiens, a-t-on appris de source sécuritaire, dimanche.
23 terroristes ont été également tués lors de cette attaque, ajoute la même source.
« Vers 1h du matin le samedi 25 mai, des combattants de Boko Haram ont attaqué les positions de l’armée tchadienne entre Bagasola et Ngouboua, sur la rive nord du lac Tchad », rapporte à Anadolu le commandant du secteur 1 de la Force Mixte de lutte contre Boko Haram, le Général de brigade Bouba Dobekréo.
« Un militaire tchadien a été tué dans l'attaque et 23 terroriste ont été aussi neutralisé », a-t-il ajouté.
Une délégation conduite par le chef d’état-major général adjoint de l’armée tchadienne, avec une équipe de journalistes, s’est rendue sur les lieux avec un hélicoptère pour constater les dégâts de l’attaque.
« Pendant la visite, un des véhicules du convoi a sauté sur une mine de Boko Haram et l’explosion a entraîné la mort du journaliste cameraman de la Télévision tchadienne (Télé Tchad), Obed Nangbatna. Deux soldats sont décédé sur place, deux autres sont morts quelques heures plus tard, des suites de leurs blessures », souligne le Général Bouba.
- Violence inter-communautaires
A l’est du Tchad, dans la province du Mayo Kebbi, dix autres civils ont été tués vendredi dans des affrontements inter-communautaires.
« Il y a eu un accrochage vendredi matin entre la communauté Moundang et Moussey dans le canton Goy-goudoum. Le bilan s’élève à 10 morts et plusieurs blessés. Les deux communautés ont un litige foncier », rapporte à Anadolu le gouverneur du Mayo Kebbi, Adoum Forteye Amadou qui a pris fonction samedi dans cette province après le limogeage de son prédécesseur.
Le 2ème vice-président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad et Mufti du Tchad, Cheïk Ahmat Annour Mahamat Al-Hélou a réagi suite à ces affrontements inter-communautaires à l’est du Tchad.
« Il déplore ces actes contraire à l’islam et exprime le regret de l’institution islamique », a rapporté le site de la présidence tchadienne.