Lassaad Ben Ahmed
28 Avril 2020•Mise à jour: 28 Avril 2020
AA / Peter Kum
Au terme de cinq ans de débats récurrents et de vaines tentatives, la peine de mort pour des actes de terrorisme prévue par l’article 4 du code pénal de 1967, a été abolie au Tchad, ce mardi 28 février.
Le texte abolissant cette peine a été voté à l'unanimité par l'Assemblée nationale tchadienne.
"Les 155 députés de l’Assemblée nationale du Tchad ont voté à l'unanimité en faveur de son abolition, mettant un terme à cette loi qui avait été réintroduite en août 2015", a indiqué à Anadolu le président de l’Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi.
La peine de mort avait été officiellement supprimée du code pénal tchadien en 2014, mais elle a été réintroduite en août 2015 à travers une loi spéciale antiterroriste.
En septembre de la même année, une dizaine de membres présumés de Boko Haram ont été exécutés pour leur responsabilité dans le double attentat-suicide commis en 2015 contre le commissariat central et l'école de police de N'Djamena.
Ces attaques avaient fait 38 morts, dont trois kamikazes, et une centaine de blessés.
Le 27 août 2108, quatre Tchadiens avaient été condamnés à mort pour des faits de terrorisme lors de l'assassinat, en juin de la même année, à N'Djamena d'une commerçante chinoise.
L’initiative prise ce mardi par l’Assemblée nationale tchadienne met le Tchad au diapason des autres des Etats de l'Union africaine qui ont aboli la peine de mort.