Lassaad Ben Ahmed
11 Novembre 2020•Mise à jour: 12 Novembre 2020
AA / Tunis
Environ 11.500 personnes ont été contraintes au déplacement, depuis fin octobre, suite à la montée soudaine des eaux dans la capitale tchadienne N’Djamena, a fait savoir l’organisation internationale des migrations (OIM).
L’OIM s’exprimait dans un communiqué, rendu public mardi sur le site des Nations Unies.
L’OIM sollicite, par ailleurs, une aide financière urgente pour venir en aide aux personnes sinistrées, au risque d’une propagation rapide de la Covid-19 dans les abris étroits, actuellement utilisés pour accueillir les personnes déplacées.
«Il y a des préoccupations concernant la propagation de la Covid-19 dans les espaces de vie étroits ainsi que le risque de maladies d'origine hydrique endémiques dans la région », a déclaré dans le communiqué, Anne Schaefer, cheffe de mission de l'OIM au Tchad.
L’OIM entend apporter un soutien de premier plan à la gestion et au développement du site qui accueille les personnes déplacées, avec la construction d’abris, l'approvisionnement en eau, la mise à disposition de lampes solaires et la distribution d’articles non alimentaires.
Selon l’OIM, la catastrophe naturelle a été causée par la crue du fleuve Chari et la rupture d’une digue dans le neuvième district de N’Djamena.
Le Chari fait partie des fleuves qui alimentent le lac Tchad, partagé par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.
Plus de 393.000 personnes qui vivaient sur les rives du Lac sont actuellement déplacées en raison du changement climatique et de l'insécurité causée par les actions de l’organisation terroriste Boko Haram, ajoute encore l’OIM.