Mohamed Hedi Abidellaoui
14 Juin 2017•Mise à jour: 14 Juin 2017
AA/ Bamako/ Moussa Bolly
L’Italie a fait une donation de plus de 510 mille euros au Fonds Fiduciaire ou « Trust Fund » créé au niveau de l’ONU, en soutien à la paix et la sécurité au Mali, selon un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), rendu public mercredi.
Le Représentant permanent de l’Italie auprès des Nations unies, Sebastino Cardi, et le ministre député des Affaires Etrangères, Vincenzo Amendola, ont co-présidé la cérémonie de signature de la participation de leur pays à ce Fonds administré par la Minusma.
La signature a eu lieu, mardi à New York, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) des Nations unies et Chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.
«Cette contribution substantielle de l’Italie servira à financer des projets dans le domaine de la sécurité, pour la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale relative à la gestion des frontières, la réhabilitation et l’équipement de la Gendarmerie nationale à Gao, et en support aux Forces Armées Maliennes pour renforcer les patrouilles à Mopti (Centre)», a précisé la Minusma.
Lors de la cérémonie, Annadif a mis l’accent sur les efforts fournis par la Mission onusienne, en vue de restaurer l'autorité de l'État dans le nord et le centre du Mali. Il a également exprimé «sa gratitude à l'Italie pour cette importante contribution qui sera bénéfique non seulement à la stabilisation du Mali, mais aussi à la sous-région du Sahel».
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes extrémistes liés à Al-Qaïda, à la faveur d'une rébellion touareg déclenchée en janvier. Les extrémistes ont été, en grande partie, chassés par l’Opération Serval, une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières. En plus du nord, le centre du pays a basculé sous le joug des réseaux terroristes.
Quelque 135 personnes dont plus de 40 militaires maliens ont trouvé la mort, entre janvier et la mi-mai 2017 au Mali, à la suite d’embuscades et d’attaques armées, selon le Parti pour la renaissance nationale (PARENA, opposition).