Fatma Bendhaou
30 Décembre 2020•Mise à jour: 31 Décembre 2020
AA/ Tunis
Début août 2014, la France met fin à l’opération Epervier au Tchad et l’opération Serval au Mali mais ne compte pas pour autant quitter le Sahel. Elle dit opter pour « une approche plus régionale dans la lutte contre le terrorisme » donnant le coup d’envoi à l’opération Barkhane.
Le 14 juillet 2014, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce que cette opération « se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne » (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), membres du G5 du Sahel.
Deux jours plus tard, Bah N'Daw, ministre malien de la Défense de l’époque et son homologue français, signent un accord de défense franco-malien à Bamako. Selon le ministère français de la Défense, cet accord « identifie les principaux domaines de coopération de défense : échange d'informations et consultations régulières sur les problèmes sécuritaires, formation, conseil, entraînement et équipement ».
Au commencement de cette opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l’armée française, les effectifs engagés étaient de l’ordre de 3 000 militaires, 200 véhicules logistiques, 200 blindés, 4 drones, 6 avions de combat, une dizaine d’avions de transport et une vingtaine d’hélicoptères. Le nombre des effectifs augmente par la suite. Début 2018, 4 500 sont mobilisés dans l'opération Barkhane. En février 2020, les effectifs passent de 4 500 à 5 100 hommes.
Au cours de l’année 2018, les troupes françaises de la force Barkhane reçoivent des renforts en effectifs et en équipements de la part de nombre de pays européens dont le Royaume uni, l’Estonie, le Danemark, la République tchèque et la Suède.
Les Etats-Unis, pour leur part, disposent de nombreux drones d'observation au Sahel et participent activement dans le travail de renseignement, primordial dans ce genre de mission militaires.
Il est à rappeler que l’armée française dispose de 4 bases dans la région, en l’occurrence la base de l’état-major et des forces aériennes à N’Djaména (Tchad), un pôle de renseignement à Niamey (Niger), la base d’un groupement tactique interarmes (GTIA) de 1000 soldats à Gao (Mali) et un site de stationnement des forces du Commandement des opérations spéciales (COS) à Ouagadougou (Burkina Faso).
Depuis le début des opérations Barkhane et Serval, 47 soldats français sont morts au Sahel. Un bilan souvent pointé du doigt, comme lors du décès des trois militaires ce 28 décembre.