Nadia Chahed
06 Décembre 2018•Mise à jour: 06 Décembre 2018
AA/Tunis
"Une solution pacifique" au conflit dans le Sahara occidental est "possible", a estimé jeudi l’envoyé de l’ONU à l’issue d’une table ronde de deux jours "de discussions intensives" entre les parties concernées à Genève.
"Ma conviction demeure qu’une solution pacifique à ce conflit est possible", a déclaré l’ex-Président allemand et Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, lors d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève, indique l'ONU dans un communiqué publié sur son site.
Selon Köhler, cette réunion constitue un premier pas - mais important - vers un processus politique renouvelé pour l’avenir de ce territoire, rapporte la même source.
Chargé du dossier depuis 2017, l’ancien Président allemand a également annoncé qu’il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.
"D’après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo", a-t-il indiqué, réitérant sa ferme conviction "qu’il est dans l’intérêt de tous, de résoudre ce conflit afin de créer un environnement propice à une forte croissance, à des créations d’emplois et à une meilleure sécurité".
Présentée par l’ONU comme un "premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental" , la réunion à Genève s’est tenue dans "une atmosphère d’engagement sérieux et de respect mutuel", selon l’envoyé de l’ONU.
Dans le communiqué final sanctionnant cette première table ronde en six ans, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario reconnaissent que la collaboration et l’intégration régionale, "pas la confrontation", "est le meilleur moyen de répondre aux nombreux défis" de la région, rapporte encore l'ONU, soulignant que toutes les parties prenantes étaient présentes pour la première fois.
Après six années de suspension, les négociations sur le Sahara occidental conduites sous l’égide de l’ONU, ont repris, mercredi, au palais des Nations à Genève en Suisse avec la participation de représentants du Front Polisario et du Maroc, les principaux protagonistes du conflit et de pays voisins comme l’Algérie et la Mauritanie.
Lors des débats de ce jeudi, deuxième et dernier jour de la rencontre, Horst Kohler, l’émissaire des Nations unies pour la question du Sahara occidental, a mis en exergue l’importance de la question d’intégration économique régionale.
Les dernières négociations directes s’étaient achevées en 2012 sur des divisions liées au statut du territoire et au corps électoral pour un référendum.