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Sénégal : Le nouveau Code de l’Information adopté

En septembre 2009, l'ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, avait lancé une consultation nationale pour l'élaboration d'un projet de code de la presse.

Mohamed Hedi Abidellaoui  | 21.06.2017 - Mıse À Jour : 21.06.2017
Sénégal : Le nouveau Code de l’Information adopté

Dakar

AA/ Dakar/ Lougri Dimtalba

Les députés sénégalais ont adopté à l'unanimité le nouveau Code de l'Information, régissant la fonction des professionnels de la presse et de la communication, a appris, mercredi, Anadolu de source digne de foi.

Le nouveau Code de l'Information adopté, dans une première phase, en Conseil des ministres, le 31 mai 2017, vient remplacer la loi de 1996, relative aux organes de communication sociale et à la profession de journaliste et de technicien, initiée depuis 2010.

«Il faut féliciter le gouvernement qui a défendu ce projet de loi, c’est un combat de plus de 10 ans », note Pape Ndiaye, président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal, joint au téléphone juste après le vote de ce nouveau code.

La même source a, toutefois, déploré le maintien de l'article 192 dans ce texte qui dispose qu’ « en cas de circonstance exceptionnelle, l'autorité administrative compétente (Gouverneur, Préfet ou Sous-préfet) peut, pour prévenir ou faire cesser une atteinte à la sécurité de l'État, à l'intégrité territoriale, ou en cas d'incitation à la haine ou d'appel au meurtre, ordonner la saisie des supports de diffusion d'un organe de presse, la suspension ou l'arrêt de la diffusion d'un organe de presse, la fermeture provisoire de l'organe de presse ».

Cette disposition dans un pays comme le Sénégal est "un vrai recul et très liberticide pour la presse", s'indigne Ndiaye qui estime que cette ordonnance sera une « porte ouverte à tous les abus ».

En septembre 2009, l'ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, avait lancé une consultation nationale pour l'élaboration d'un projet de code de la presse. A l'issue de cette consultation, les acteurs avaient décidé de la substitution des peines privatives de liberté que stipulent les articles 60 et 62 de l'ancien code de l'information par des sanctions administratives et pécuniaires.

Cette consultation nationale a conclu ses travaux en octobre 2010 mais n'avait jamais été adoptée. Ce code de la presse a été réécrit en septembre 2016 pour réintroduire les peines d'emprisonnement des journalistes. Une situation que déplorent les professionnels de l'information.

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