Hajer Cherni
02 Novembre 2020•Mise à jour: 03 Novembre 2020
AA / Algérie
Le taux final de participation au scrutin référendaire sur l’amendement de la Constitution en Algérie, a atteint environ 24%, a annoncé l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
C'est ce qu'a affirmé le président de la Haute Autorité électorale, Mohamed Charfi, lors d'une conférence de presse à Alger, soulignant que le taux de participation au référendum s'établit à "23,7%, soit 5 586 000, sur 24,5 millions d'inscrits".
Selon les observateurs, ce taux de participation est le plus faible de toutes les élections présidentielles pluralistes de l'histoire de l'Algérie.
Dimanche, les bureaux de vote ont été ouverts aux électeurs de 8h00 à 19h00, d'après les médias locaux.
Le Président algérien, Abdelmajid Tebboune a souligné que le projet d'amendement vise à établir une nouvelle ère qui réponde aux espoirs de la nation et aux aspirations des Algériens pour un État plus fort. Cependant, l'opposition considère qu'il est formulé de manière non consensuelle et menace l'identité du pays.
Ce scrutin s'est déroulé dans des circonstances exceptionnelles liées au nouveau coronavirus, Covid-19, coïncidant avec l'anniversaire de la Révolution nationale et l'absence de son initiateur, le président Abdelmajid Tebboune, hospitalisé en Allemagne pour des examens approfondis .
Le projet d'amendement constitutionnel comporte un préambule et 7 chapitres. Il inclut dans ses articles les plus importants, l'interdiction de se présenter à la présidence pendant plus de deux mandats (5 ans chacun), qu'ils soient consécutifs ou séparés.
Il comprend également la nomination du Premier ministre parmi la majorité parlementaire et la possibilité pour l'armée de participer à des missions hors des frontières après l'approbation des deux tiers du parlement.
Tebboune a été investi Président de la République depuis le 19 décembre 2019, après avoir remporté la première élection présidentielle, suite à la démission d'Abdelaziz Bouteflika de la présidence (1999-2019) le 2 avril de la même année, sous la pression des contestations populaires.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni