Lassaad Ben Ahmed
19 Mai 2020•Mise à jour: 20 Mai 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Quelque 309 "miliciens" et 63 "soldats" ont été tués dans des affrontements lancés par l'armée, du 1er mars au 15 mai, contre un groupe politico- militaire actif en Ituri, dans le Nord - Est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué de l'armée congolaise transmis aux médias, mardi.
Les combats ont eu lieu dans le cadre de l'opération Zaruba Ya Ituri (vague de l'Ituri), indique le communiqué de l'état-major général congolais. Les miliciens sont membres de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) accusés d'avoir commis une vague de massacres de civils, que l'ONU a qualifié, début 2020, de "crimes de génocide".
L’Armée rappelle qu’elle a "conquis" et "détruit" ce qu’elle considère comme des "sanctuaires" de la Codeco à Djabo et Londjango dans le territoire de Djugu, ainsi que certaines de leurs positions à Rithy, Nyangarayi, Ngongo, Bese et d’autres, situés sur le littoral du lac Albert, que la RDC partage avec l'Ouganda.
Fin 2019, l'armée avait annoncé avoir déjà "neutralisé" 436 autres miliciens de cette organisation, à l’occasion d’une opération menée du 15 juin au 30 septembre 2019.
Dans son communiqué, l'armée affirme avoir opéré un "nettoyage" et promet la "neutralisation totale" et l’éradication de cette milice.
Début mai, la société civile avait déploré, dans une lettre au Président Félix Tshisekedi, un "chaos entretenu", avançant un bilan de plus de 600 civils tués par la milice "Codeco" au cours des quatre premiers mois de 2020.
Au moins 3 millions de personnes se sont déplacées alors que plus de 2.000 villages et centres de négoces ont été détruits par différents groupes armés, a indiqué la société civile.