Lassaad Ben Ahmed
15 Juin 2020•Mise à jour: 22 Juin 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
L’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola déclarée depuis début juin à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà fait 11 victimes, selon les autorités sanitaires du pays.
« Depuis le début de l’épidémie déclarée le 1er juin 2020, le cumul des cas est de 17, dont 14 confirmés et 3 probables. Au total, il y a eu 11 décès (8 confirmés et 3 probables », lit-on dans un communiqué officiel, publié lundi par le comité multisectoriel en charge de la riposte.
« Aucun nouveau cas » n’a été confirmé ces trois derniers jours, mais une nouvelle agglomération a été touchée, indique la même source.
Il s’agit de la zone de santé d’Iboko, une bourgade située à plusieurs kilomètres de la ville de Mbandaka.
Le virus y est parvenu par un « homme de 19 ans, non vacciné et non listé comme contact, résidant à Mbandaka », selon le communiqué.
Ville de près de deux millions d’habitants, Mbandaka et Iboko avaient déjà été touchées par une précédente épidémie d’Ebola entre mai et juillet 2018 (33 morts).
La dixième épidémie d’Ebola, elle, est encore en cours dans la région de Beni (Nord-Kivu), dans l’est du pays. Elle a totalisé 2 280 décès depuis août 2018.
La fin de cette épidémie doit être proclamée avant fin juin, à l’issue d’un compte à rebours de 42 jours sans nouveau cas.
Selon une nouvelle analyse de la séquence génétique du virus, effectuée par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC, le virus circulant dans la province de l’Equateur « est différent de celui qui a infecté plus de 3 400 personnes dans l’est du pays », indique un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.
Cette analyse a également permis de déterminer que le virus de la dernière épidémie était « distinct » de celui qui avait frappé la province en 2018 et qu’il est probablement d’origine animale, précise l’agence sanitaire de l’ONU.