Esma Ben Said
16 Janvier 2018•Mise à jour: 16 Janvier 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Les ministres de la défense des États membres du G5 Sahel (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) Sahel se sont réunis lundi à Paris à l'invitation de la ministre des armées françaises, Florence Parly, pour planifier la montée en puissance de cette force sahélienne.
Une première opération test – opération Hawbi - menée en novembre 2017, qui réunissait 750 soldats des trois pays, appuyés par 180 militaires français, dans la bande sahélienne, avait révélé les faiblesses de cette armée.
Aucun terroriste n’avait été capturé et rien n’était prévu pour le ravitaillement des hommes, avaient indiqué des sources maliennes à Anadolu.
A l’issue de cette réunion de coordination tenue dans la capitale française, Florence Parly a indiqué, sur son compte Twitter, que « la force conjointe lance aujourd’hui même une nouvelle opération ».
La ministre des armées a indiqué que « les pays du G5 ont pris une décision courageuse », sans fournir davantage de détail.
Parly s'est par ailleurs félicitée du fait que cette rencontre « a été très concrète ».
« Nous avons finalisé une feuille de route opérationnelle. Nous montrons à la communauté internationale un visage résolu et les pays du G5 ouvrent la voie vers une solution africaine à la sécurité de l’Afrique », a-t-elle encore écrit.
Pour rappel, le G5 Sahel a pour objectif de constituer une force de 5000 soldats issus des pays membres.
Le coût de sa mise en place est estimé à près de 250 millions d'euros qui "ont déjà été réunis" selon Florence Parly. L'Arabie Saoudite et les Emirats-Arabes Unis avaient annoncé le 13 décembre dernier, des contributions respectivement de 100 millions et 30 millions d’euros.