Hatem Kattou
25 Janvier 2018•Mise à jour: 25 Janvier 2018
AA / New York / Betul Yuruk
Le Conseil de sécurité des Nations unies a annoncé, mercredi (heure de New York) son intention d’imposer des sanctions aux parties qui ne respectent pas les Accords de paix conclus au Mali en 2015 et qui refusent leur application.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mercredi soir, par le Conseil, et dont Anadolu a eu copie.
Le Conseil a fait part de sa préoccupation du report continu de l’application de l’Accord conclu entre le gouvernement malien et les principaux groupes armés Touaregs.
Le communiqué a mis l’accent sur la nécessité de progresser dans le processus de mise en œuvre de l’accord avant la tenue des élections locales prévues au mois d’avril prochain et de l’élection présidentielle en juillet.
Le Conseil appelle l’ensemble des parties à la nécessité de respecter l’accord. A défaut, poursuit le communiqué, des sanctions seront infligées aux parties qui le refuseraient.
Le Conseil réclame également l’impératif e progresser en matière des questions importantes évoquées par l’accord, s’agissant notamment de la mise sur pied d’administrations locales, de forces policières et de redynamisation du rôle des administrations gouvernementales dans le nord du pays.
La crise s’est déclenchée au Mali en mars 2012. Un putsch a abouti à la création de mouvements armés qui contrôlent depuis de larges parties du nord du pays.
Cependant, des groupes extrémistes qui ont prêté allégeance à l’organisation Al-Qaïda ont annoncé leur prise de contrôle de la majorité des pays du nord du Mali.
En dépit de l’intervention militaire internationale, lancée sur initiative de la France pour expulser les extrémistes de ces régions, il n’en demeure pas moins que des zones entières sont toujours aujourd’hui en dehors de la zone de contrôle des forces armées maliennes, des forces françaises et de celles de l’ONU qui évoluent sous l’égide de la Mission onusienne (MINUSMA).
De même, des Accords conclu en 2015 entre le gouvernement central à Bamako et les principaux groupes armés évoluant dans le Nord du pays, n’ont pas réussi à rétablir la stabilité dans le pays.