Nadia Chahed
24 Juillet 2017•Mise à jour: 24 Juillet 2017
AA/Desk
Annoncé pour le 20 juillet, le retour de l'administration à Kidal, dans le Nord du Mali, a encore une fois été reporté, ont rapporté des médias locaux.
Les discussions pour un cessez-le-feu entre la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) et la Plateforme (Pro-Bamako) qui se sont affrontées il y a quelques jours ont échoué, indique le site Studio Tamani, ajoutant que "le gouvernement tient les groupes armés pour responsables de ce nouveau report".
Ni la mise en place de la Commission de bons offices, encore moins le renouvellement des engagements des Groupes armés n'ont permis de maintenir la date du 20 juillet convenue par les différentes parties prenantes pour l'installation du gouverneur et la mise en place du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Kidal
Le gouvernement du Mali accuse la Plateforme et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) d'être responsables de ce nouvel échec du retour de l'administration à Kidal, note encore le site.
Cité par la même source, le ministre de la Défense, Tiénan Coulibaly, a estimé que "les conflits internes entre les groupes armés constituent des obstacles à la mise en œuvre de l'accord d'Alger".
Il a, en outre, souligné que les discussions entamées pour parvenir à un accord de cessez-le-feu entre les deux mouvements n'ont pu aboutir, précisant que "les tractations se poursuivent afin d'avoir un accord le plus rapidement possible".
Ce blocage intervient alors que toutes les parties prenantes se sont dites prêtes à la mise en place effective du MOC et au retour de l'administration dans la région, souligne le site, rapportant que selon le ministre de la défense le matériel technique et les deux cents éléments des forces maliennes sont à disposition pour le MOC.
Les responsables de la Coordination des mouvements de l'Azawad se disent aussi prêts pour le retour de l'Administration et le démarrage du Mécanisme opérationnel de coordination à Kidal, indique le site, précisant que pour la CMA "le blocage se situe au niveau de la Plateforme qui émet des réserves sur certains points".
"De son côté, la Plateforme réfute ces accusations et se dit surprise par la déclaration du gouvernement. Ses responsables mettent en cause la Coordination des mouvements de l'Azawad dont ils exigent le retrait de la localité d'Anéfis. Ils disent aussi avoir émis des réserves sur l'interdiction imposée par Barkhane et la Minusma à la Plateforme de rentrer à Kidal et à la CMA de rentrer à Anefis", note enfin "Studi Tamani"