Nadia Akari
22 Mars 2017•Mise à jour: 23 Mars 2017
AA/Maiduguri (Nigéria)
Au moins sept personnes, dont une femme et un enfant, ont été tuées, mercredi matin, et 18 autres blessées dans plusieurs attentats à la bombe dans trois différents camps de réfugiés du nord-est du Nigéria, d’après la police.
Le chef de la police locale Damian Chukwu a déclaré à des journalistes que trois kamikazes, dont une femme, sont entrés dans les camps de réfugiés de Gulumba, Muna Da'ti et Sina Baya, dans la banlieue de Maiduguri, et ont fait détoner leurs ceintures explosives, tuant quatre civils, outre leurs propres personnes.
« Un kamikaze a réussi à entrer dans le camp de Gulumba à 04h00 heure locale (03h30 GMT). Un autre s’est infiltré dans le camp de Muna Da'ti et un troisième dans celui de Sini Baya. Les trois camps sont situés dans la zone de Muna » a indiqué Chukwu.
« Quatre personnes et les trois kamikazes sont morts sur le coup, tandis que 18 personnes ont été blessées et transportées dans des hôpitaux » a-t-il ajouté.
Aucun groupe n’a pour l’heure revendiqué cette attaque dans l'Etat du Borno, mais, d’après les autorités locales, ce type d’attentats porte la marque du groupe extrémiste armé Boko Haram, qui a mené des attaques similaires dans la région.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Le groupe, classé "terroriste" par les Nations Unies, mène depuis plus de six ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria. Des dizaines de milliers de civils ont été tués et plus de 2 millions d’autres déplacés dans cette région depuis le début de l’insurrection.