Rafiu Oriyomi Ajakaye
05 Mai 2016•Mise à jour: 09 Mai 2016
AA/Lagos (Nigéria)
Les forces de sécurité nigérianes ont libéré 400 personnes tenues en otage par le groupe extrémiste Boko Haram dans le nord-est du pays, a annoncé, jeudi, l’armée nigériane.
Le porte-parole de l’armée Sani Usman a déclaré, dans un communiqué, que les soldats nigérians ont également tué, mercredi, plusieurs insurgés et ont libéré les centaines d’otages, dont 24 enfants, 17 femmes et un homme âgé dans les villages de Chingurimi, Walasa et Masa, tous situés dans l’Etat de Borno.
Lundi, les troupes gouvernementales ont affirmé avoir libéré 400 autres personnes à Mallum Maja, une autre zone du Borno.
Dans un autre communiqué, Usman a indiqué que des éléments de Boko Haram ont lancé, mercredi, une attaque contre les troupes nigérianes sur l’axe d’Izzi, dans la forêt de Sambisa, un des bastions de Boko Haram, résultant en un affrontement de 40 minutes.
«Les terroristes sont arrivés sur des véhicules Toyota Hilux équipés de canons antiaériens qu’ils ont utilisés aux côtés de mortiers de 81 mm. Les troupes ont repoussé l’attaque et poursuivi les terroristes qui ont battu en retraite vers l’axe d’Izza-Mainyakare» a-t-il ajouté.
Usman a affirmé que l’affrontement n’a causé aucune victime dans les rangs de l’armée, tandis qu’un nombre non précisé d’éléments de Boko Haram ont été tués.
De nombreux analystes contestent cependant cette version, affirmant au contraire que l’organisation terroriste demeure active et dangereuse, même si sa capacité à s’emparer de nouveaux territoires a diminué.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Le groupe, classé "terroriste" par les Nations Unies, mène depuis six ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria.Des dizaines de milliers de civils ont été tués et plus de 2 millions d’autres déplacés dans cette région depuis le début de l’insurrection.