Mohamed Safwene Grira
03 Janvier 2017•Mise à jour: 06 Janvier 2017
AA/Niamey/Kané Illa/ Balima Boureima
Quinze éléments du groupe armé Boko Haram ont été tués par l'armée nigérienne, qui déplore, de son côté, 3 morts à la suite d'une attaque terroriste dans le Sud-Est du Niger, a informé le ministère de la Défense.
Les terroristes ont attaqué, dans la nuit de samedi dernier, une position des Forces de défense et de sécurité située près de la localité de Barwa dans la région de Diffa, a annoncé le porte-parole du ministère de la Défense nationale, le Colonel-Major Moustapha Ledru, dans un communiqué lu lundi soir à la télévision nationale Télé Sahel.
Un terroriste a été capturé au cours de cette opération qui s'est également soldée par la blessure de 7 militaires. Des opérations de ratissage ont été engagées dans le secteur pour neutraliser les terroristes en fuite, a ajouté la même source.
Cette nouvelle attaque de Boko Haram intervient quelques jours seulement après qu'une trentaine de jeunes Nigériens, supposés appartenir au groupe terroriste, s'étaient rendus aux autorités nigériennes.
Le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum, qui est allé la semaine dernière à la rencontre de ces jeunes à Diffa, a déclaré que le gouvernement nigérien n’entreprendra aucune action judiciaire contre eux.
Le ministre a également promis qu’un programme de réinsertion sera bientôt mis en place par les autorités au bénéfice des combattants de Boko Haram qui accepteront de se rendre.
"Je lance un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l’égarement par Boko Haram et par les autres organisations terroristes, à se ressaisir et à déposer les armes. Nous leur garantissons l’intégrité physique ainsi qu'une réinsertion digne dans la vie socio-économique", a également encouragé, samedi dernier, le président de la République Mahamadou Issoufou, dans son message de nouvel an.
Combattu par une coalition militaire régionale, la Force multinationale mixte (FMM), le groupe armé nigérian essuie depuis plusieurs mois de sérieux revers dans le Bassin du Lac Tchad où il est principalement actif.
Fin décembre dernier, les autorités nigérianes avaient annoncé la prise, dans le Nord-Est du pays, de la forêt de Sambisa, un des derniers bastions du groupe armé responsable, depuis 2009, de la mort de dizaines de milliers de personnes au Cameroun, Niger, Nigéria et Tchad.