Mona Saanouni
08 Octobre 2018•Mise à jour: 09 Octobre 2018
AA/Nouakchott/Mohamed al-Bakay
Le nouveau Parlement mauritanien a tenu, lundi, sa première session. De mesures sécuritaires renforcées ont été mises en place autour du siège du Parlement. La non tenue de ladite session en début du mois d'octobre a suscité une polémique sur sa constitutionnalité.
Il est prévu que les députes élisent le président du Parlement lors de cette session.
Le candidat de l'Union Pour la République" (UPR, parti au pouvoir) à la présidence du Parlement, le député Cheikh Ould Bey, est le plus susceptible de l'emporter.
Au cours de la semaine dernière, l'Opposition a considéré que le retard de la tenue de la première session est anticonstitutionnel, tandis que le gouvernement a expliqué que la détermination des sessions se fait par décret présidentiel et que la loi n'oblige pas le président à une date précise.
Selon l'article 52 de la constitution mauritanienne, "le Parlement doit tenir deux sessions ordinaires chaque année, la première se tient au début du mois d'octobre, et la deuxième au premier jour ouvrable du mois d'avril. Chaque session ne doit pas dépasser les 4 mois".
Les élections parlementaires en Mauritanie étaient tenues en septembre dernier. Le parti au pouvoir de l'Union Pour la République (UPR) a remporté les élections législatives avec 87 sièges sur 157.