Hatem Kattou
02 Août 2017•Mise à jour: 02 Août 2017
AA/Al Hoceima/Mohammed Taleb
Seize personnes qui avaient pris part à la manifestation réprimée du 20 juillet à Al Hoceima, épicentre d'un mouvement de contestation qui secoue la région du Rif (Nord du Maroc) depuis plus de 9 mois ont écopé de peines allant de 4 mois à 1 an de prison, a appris mardi Anadolu de source juridique.
Ces personnes ont été condamnées dans le cadre de 3 affaires où 20 accusés au total étaient poursuivis pour "jets de pierres contre les forces de l’ordre", "regroupement armé", et "organisation d’une manifestation non autorisée".
Selon les jugements rendus lundi soir par le tribunal de première instance d'Al Hoceima, quatre activistes du Hirak (mouvement) du Rif ont écopé d’un an de prison ferme, six autres ont écopé d’une peine de dix mois, tandis que dix détenus ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis, affirme l’avocat des détenus du Hirak Abdessadek Bouchataoui dans une déclaration à Anadolu.
Quatre autres détenus ont été acquittés, d'après la même source.
Ces verdicts interviennent 48 heures après la grâce royale accordée par le roi Mohammed VI à quelques dizaines de militants du Hirak, parmi lesquels sl’icône féminine du mouvement contestataire Silya Ziani.
Des centaines de milliers de manifestants avaient bravé l’interdiction de la marche du jeudi 20 juillet dernier à laquelle avait appelé les détenus du Hirak depuis la prison d’Oukacha à Casablanca.
Ces manifestations organisées, le jour de la célébration de la victoire d’Anoual (1921) contre le colonialisme espagnol, avaient pour objectif, entre autres, de réclamer la libération des détenus du Hirak et à leur tête son leader Nasser Zefzazi.
Les manifestants venus de différentes villes du pays ont toutefois été violemment dispersés par les forces de l'ordre qui ont utilisé des bombes lacrymogènes,
avait constaté un correspondant de Anadolu sur place.