Afrique

Mali : un soldat français tué dans une attaque à la bombe

- Daech revendique l'attaque.

Lassaad Ben Ahmed   | 03.11.2019
Mali : un soldat français tué dans une attaque à la bombe

France

AA / France / Fawzia Azzouz

Un soldat français en mission au Mali a été tué après le « déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

Selon le ministère français des Armées, l'attaque a eu lieu le 2 novembre vers 11h, heure de Paris (GMT+1), lorsqu'un "véhicule blindé léger de la force Barkhane engagé dans une opération dans le Liptako (centre) a été frappé par la déflagration d'un engin explosif. Ce véhicule assurait la protection d'un convoi entre Gao et Menaka", a expliqué pour sa part le ministère français des Armées sur son site.

Cette attaque a été revendiquée par l’organisation terroriste Daech, dans la soirée de samedi, en expliquant, également par voie de communiqué, avoir « pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif ».

Le président français Emmanuel Macron « salue le sacrifice » du « brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence ».

Emmanuel Macron « réaffirme que sa détermination reste intacte dans le combat pour ramener la paix au Sahel », conclut le communiqué.

Dans une série de tweets, la ministre française des Armées, Florence Parly, a annoncé le décès du soldat « mort au service de la France».

Cette annonce intervient au lendemain d’une attaque terroriste qui a visé vendredi, une position des forces armées maliennes (FAMa), dans le secteur de Ménaka (nord du Mali), coûtant la vie à cinquante-quatre personnes ( 53 militaires et un civil).

À ce propos, la ministre des Armées a indiqué dans sa publication sur les réseaux sociaux, avoir « également en ce jour une vive pensée pour les militaires maliens décédés à la suite de l’attaque d’un poste de l’armée malienne ».

Pour rappel, depuis mars-avril 2012, le nord du Mali avait basculé dans la violence, lorsque des groupes terroristes liés à Al-Qaïda ont pris le contrôle de nombre de localités dans cette partie du pays.

Délogés en grande partie grâce à une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013, ces groupes continuent à sévir, perpétrant des attaques sporadiques contre les civils et les forces armées, aussi bien maliennes qu'étrangères.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali ainsi qu'aux pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

En ce qui concerne la force Barkhane, elle avait été lancée le 1er août 2014 en partenariat avec les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Nier et Tchad)

"Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace", selon le ministère français des Armées.

Le départ des forces étrangères du Mali en particulier et du Sahel en général devient une revendication de plus en plus populaire.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın