Esma Ben Said
17 Novembre 2017•Mise à jour: 18 Novembre 2017
AA/Bamako/Moussa Bolly
Le président du tribunal de première instance (TPI) de la localité de Niono, dans le centre du Mali, a été enlevé par des hommes armés dans la nuit de jeudi à vendredi, ont indiqué à Anadolu des sources sécuritaires maliennes.
"Soungalo Koné, a été enlevé durant la nuit par des hommes armés chez lui, au Quartier B5 à Niono (Ségou), 340 km au nord-est de Bamako", indique une source sécuritaire à Anadolu.
"Les assaillants ont forcé le magistrat à monter à bord d’une toyota blanche avant de prendre la fuite", d'après la même source.
Cet enlèvement n’a pas encore été revendiqué et le gouvernement n’a encore fait aucune déclaration officielle à ce sujet.
Pour rappel le 31 octobre, le député et président de la Haute cour de justice du Mali, Abdrahamane Niang, a échappé à une embuscade visant son convoi dans la région voisine, Mopti.
Son chauffeur a été tué par des «jihadistes» et cinq soldats qui leur portaient secours avaient perdu la vie lorsque leur véhicule a sauté sur une mine, d'après des sources sécuritaires maliennes.
Le jeudi 9 novembre 2017, le Général de corps d’Armée Ismaël Cissé (à la retraite) a lui aussi échappé à une tentative d’enlèvement alors qu’il séjournait à Konzo, son village natal situé à 9 Km de Konna (région de Mopti, centre du Mali).
Le gradé avait quitté plus tôt que prévu le village pour Mopti où se tenait une rencontre intercommunautaire pour la paix. Et en son absence, l’un de ses employés (un berger) a été enlevé et le parc à bétail de l’Officier saccagé, d'après les mêmes sources.
L'instabilité règne dans le Centre et le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes extrémistes liés à Al-Qaïda, à la faveur d'une rébellion touareg déclenchée en janvier de la même année.
Les extrémistes ont été, en grande partie, chassés par l’Opération "Serval", une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières.
Malgré la signature d’un accord de paix entre les différents belligérants (gouvernement et alliés d’une part et groupes touaregs d’autre part) en mai-juin 2015, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans ces deux régions.