Mona Saanouni
01 Septembre 2020•Mise à jour: 02 Septembre 2020
AA / Paris
L'armée française a annoncé, mardi, que ses soldats ont tué accidentellement un civil et ont blessé deux autres dans le nord du Mali.
Selon un communiqué de l'état-major français, les membres de la force anti-jihadiste Barkhane ont effectué des tirs de sommation lorsqu'un bus circulant à vive allure a refusé de ralentir.
L'incident s'est produit à une cinquantaine de kilomètres de Gao (Nord-Est), lorsqu'"un bus qui se dirigeait à vive allure en direction du convoi militaire (français) a fait l'objet de sommations verbales et gestuelles, puis d'un premier tir de sommation, alors que la menace de véhicules suicides est élevée", détaille l'état-major.
"Ces premières mesures n'ont pas fait ralentir le bus", affirme-t-il: "un second tir de sommation dirigé vers le sol a alors été effectué. Deux balles ont ricoché sur le sol et traversé le pare-brise, blessant trois passagers dont l'un grièvement. Le blessé grave a été évacué par hélicoptère vers l'hôpital de la force Barkhane à Gao" mais "est décédé des suites de ses blessures", poursuit le communiqué.
"La force Barkhane présente ses sincères condoléances aux proches de la victime décédée", conclut l'état-major français, en précisant que "toutes les mesures ont été prises pour établir les circonstances exactes de cet événement", en collaboration avec la gendarmerie malienne.
En 2014, la France a lancé l'opération militaire «Barkhane» au Mali avec la participation de 4 500 soldats, dans le but d'éliminer les groupes armés dans la région du Sahel et de limiter leur influence.