Mohamed Safwene Grira
23 Janvier 2017•Mise à jour: 24 Janvier 2017
AA/ Bamako/ Mohamed Ag Ahmedou
Trois soldats maliens ont été tués après l'explosion d'une mine dans le Nord du Mali, a appris Anadolu lundi de source officielle.
L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, s'est produite dimanche soir à Gossi, dans la région de Tombouctou, a indiqué la direction de l'Information et des Relations extérieures de l'Armée dans un communiqué.
D'autres violences ont été enregistrées ce week-end, avec une quinzaine de combattants d'une milice pro-gouvernementale tués dans la région de Kidal (Nord). Le Groupe d’auto-défense Touareg Imghads et alliés (GATIA) a accusé l'ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) d'être derrière cette attaque.
"La CMA dément formellement une quelconque attaque contre les positions du GATIA, encore moins de tout autre mouvement signataire de l’Accord issu du processus d’Alger", dit samedi un communiqué de la CMA dont Anadolu a eu copie.
Cette escalade intervient quelques jours après l'attentat terroriste qui a fait près de 80 morts dans un camp de Gao (Nord) abritant des militaires maliens et des groupes armés rivaux censés mener des patrouilles mixtes.
Revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune, lié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), l'attaque visait à torpiller la confiance de la population malienne dans le processus de paix, d'après l'ONU.
Le Nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous le contrôle de groupes terroristes et de rebelles indépendantistes touaregs, avant que cette alliance ne soit rompue aux dépens de ces derniers.
Une intervention internationale, toujours en cours, a chassé ces groupes terroristes alors que le statut administratif et politique des régions septentrionales a été défini dans un accord de paix conclu grâce à la médiation de la communauté internationale, entre l'Etat malien et la plupart des groupes armés présents dans le Nord.
Toutefois, des poches terroristes persistent dans le Nord et le Centre du pays, où des attaques contre casques bleus, militaires maliens ou chefs locaux sont régulièrement enregistrées.
Par ailleurs, des différends politiques et communautaires continuent d'alimenter des tensions, ponctuées de violences, hypothéquant ainsi l'application de l'accord de paix.