Mali / Transition : l’Algérie offre son « accompagnement »
- A l'occasion d'une visite du ministre algérien des AE, dimanche à Bamako.Lassaad Ben Ahmed
21 Septembre 2020•Mise à jour: 22 Septembre 2020
TunisiaAA / Tunis
Le ministre algérien des AE, Sabri Boukadoum, a exprimé la disponibilité de l’Algérie à « poursuivre son accompagnement aux frères Maliens (…) dans leurs efforts à conduire une transition calme et apaisée », a rapporté la diplomatie algérienne, dimanche dans la soirée.
Sabri Boukadoum, s’exprimait dans un communiqué relayé par l’agence de presse algérienne (APS, officielle), suite à une série d’entretiens, dimanche à Bamako, avec le Comité national pour le salut du peuple, en l’occurrence Assimi Goïta, Malick Diaw et Ismael Wague.
Le diplomate algérien a souligné, à cette occasion "l’intérêt particulier, maintes fois exprimé par le président de la République (algérienne), que porte l’Algérie à la stabilité et à la sécurité du Mali et sa solidarité sans faille avec le peuple malien frère".
Il a réitéré "la disponibilité de l’Algérie à poursuivre son accompagnement aux frères Maliens, comme elle l’a fait par le passé, dans leurs efforts à conduire une transition calme et apaisée qui soit à la hauteur des attentes du peuple malien et qui permettrait le retour à l’ordre constitutionnel", peut-on lire dans la déclaration de la diplomatie algérienne.
Selon l’APS, le ministre algérien des Affaires étrangères a également eu des entretiens avec le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MUNISMA), M. Salah Ennadif et le Chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sa-hel, M. Pierre Buyoya. Ces deux entretiens "ont porté essentiellement sur l’évolution de la situation au Mali et ainsi sur la coordination des efforts en matière de stabilisation de la région".
Le chef de la diplomatie algérienne est arrivé dimanche matin à Bamako, dans le cadre d’une visite de « travail et de fraternité », la deuxième du genre depuis un mois.
Cette visite intervient, alors que la Mali est suspendu des structures de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) depuis le coup d’Etat du 18 août dernier.
La Cedeao avait également décidé de suspendre les flux commerciaux et financiers avec le Mali, jusqu’au transfert du pouvoir à une autorité civile.
Dans la foulée des événements, des concertations nationales ont eu lieu du 10 au 12 courant et décidé une transition de 18 mois. Un comité représentant les différentes parties maliennes a été créé pour désigner un président (civil ou militaire) pour conduire cette transition.