Nadia Chahed
28 Juillet 2020•Mise à jour: 28 Juillet 2020
AA/Tunis
Au Mali, le mouvement contestataire du 5 juin, M5 a rejeté mardi le plan de sortie de crise proposé par la Cédéao ( la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), et exigé de nouveau la démission du président Ibrahim Boubakar Keïta (IBK), ont rapporé des médias locaux et français.
Réunis en sommet extraordinaire lundi, les chefs d'État de la Cédéao ont demandé, la formation d’un gouvernement d’union nationale et la démission des 31 députés dont l’élection en avril est contestée, d'ici le 31 juillet. Ils ont toutefois soutenu le mainien d'IBK au pouvoir.
Un sommet tenu après trois tentatives de médiation échouées, rappelle Radio France Internationale (RFI) ajoutant que l’organisation africaine a également promis de sanctionner ceux qui menacerait la sortie de crise. Fait qui n'a pas empêché le M5 de rejeter les propositions de la Cédéao.
Les opposants du M5 ont, en effet, réitéré dans un communiqué publié lundi soir leur attachement à la démission d'IBK, indique RFI, ajoutant que l'opposition a également appelé à la désobéissance civile même si une trêve a été décrétée jusqu’à la fin de la fête de Tabaski prévue ce week-end au Mali.
Le M5 revient dans son communiqué sur sa toute première revendication à savoir la démission du président IBK alors que la semaine dernière, les arguments étaient plus nuancés, précise RFI.
Le président malien a annoncé lundi la formation d'un gouvernement restreint de six membres qui aura notamment pour mission de négocier la formation d’un gouvernement d’union nationale.