Nadia Chahed
12 Septembre 2020•Mise à jour: 13 Septembre 2020
AA/Bamako/Moussa Bolly
Les questions de la durée et de la gestion de la transition ont soulevé des débats houleux lors du deuxième jour de concertations nationales inter-maliennes, vendredi à Bamako, a constaté le correspondant d'Anadolu sur place.
Lors de cette deuxième journée des concertations (10-12 septembre), les 500 participants (classe politique, société civil, groupes et mouvements armés, diaspora…) ont été repartis en 5 groupes pour débattre de la durée et de la Charte de la transition, un document de huit pages élaboré par les experts commis par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
Cette Charte détermine, notamment, les organes devant constituer cette transition, sa durée ainsi que le profil de la personne qui doit la diriger.
Dans certains groupes de travail, les débats autour de ces différents poins, ont souvent été houleux.
Pour ce qui est de la durée par exemple les propositions vont de 12,18, 24 mois à trois ans. Les avis sont également divergents concernant la personne qui devra diriger la période de transition.
«Nous sommes convaincus qu'il faut un président civil. Ce n'est pas faire preuve de lâcheté face aux menaces de la CEDEAO mais plutôt de grandeur et de responsabilité», a déclaré à la presse en fin de journée, Issa Kaou Djim, Coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Mahmoud Dicko (CMAS) et membre du Comité stratégique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).
La majorité des participants estiment, toutefois, que seul un militaire saura remettre le pays sur les rails et le chemin de la démocratie et de l’émergence socioéconomique en assainissant la gouvernance politique du pays.
A propos du Conseil national de transition, organe législatif, au lieu de 51 membres prévus par le projet de charte, des participants ont proposé 100 membres.
Les travaux ont repris samedi avec à l'ordre du jour la lecture des rapports avant leur synthèse par un comité restreint.