Nadia Chahed
13 Décembre 2018•Mise à jour: 13 Décembre 2018
AA/Tunis
La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA- plateforme de l’ex-rébellion du nord du Mali-ndlr) a déploré jeudi dans un communiqué le massacre, perpétré dans la nuit de mardi à mercredi, par des assaillants armés on encore identifiés contre la population civile près de Ménaka (nord), faisant au moins 47 morts.
La CMA se dit "indignée qu’au jour même de la célébration de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, ses principes sont souillés par le massacre d’innocents perpétrés à une soixantaine de km de Menaka entre les 11 et 12 décembre 2018 précisément à Tassalatine et la zone de Tinabaw ou plus de 47 personnes ont trouvé la mort en plus des blessés".
L’attaque a été perpétrée par un groupe criminel composé de 9 à 12 individus, précise la CMA, ajoutant que "les assaillants ont également incendié les pâturages sur plus de 80 km2 avant de se replier vers la frontière".
Présentant ses condoléances les plus attristées aux familles des proches éplorées et à la Communauté Dawsak (majoritaire dans la région de Ménaka), la CMA réitère sa ferme "condamnation de tous les crimes et singulièrement ces abominables crimes barbares et aveugles qui ciblent les plus vulnérables des communautés dans un dessein d’éradication".
Elle appelle à ce propos, l’opinion nationale et internationale à "plus de détermination afin que des dispositions draconiennes soient prises pour que cessent ce genre de massacres".
La CMA interpelle la Minusma à travers ses divisions des Droits de l’Homme à intervenir dans les meilleurs délais pour venir en aide aux populations éprouvées.