Mona Saanouni
08 Février 2018•Mise à jour: 09 Février 2018
AA/Le Caire/Hussein el-Kabany
Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ibrahim Ghandour, a indiqué, jeudi, que «son Excellence le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a proposé la réhabilitation de la région de Suakin et de son île pour l’intérêt touristique commun. Il n'est absolument pas question d'une base militaire ».
C'est ce qu'a déclaré le ministre en réponse à une question posée par une journaliste égyptienne concernant l’éventualité de transformation par la Turquie de l’île de Suakin en base militaire.
Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse conjointe du ministre égyptien des Affaires étrangères, Samih Chokri et de son homologue soudanais, Ghandour, tenue jeudi dans la capitale égyptienne, au terme d’une réunion quadripartite entre les deux ministres et les chefs des Renseignements des deux pays.
«Nous avons abordé l’importance de la coordination en ce qui concerne la sécurité de la Mer Rouge, qui peut être bilatérale ou tripartite entre les parties et les frères sur les rives de la Mer Rouge [qu’il n’a pas identifiés]. Il s'agit d'une région très importante», a déclaré Ghandour.
«Cette île était le siège de la Direction et de la présidence de l’Empire Ottoman, où la résidence du gouverneur. Il y avait des bâtiments et deux mosquées, si vous observez cette région par photos satellites vous trouverez que le nombre de maisons et de bâtiments n’est pas moins que 400 et qu’il n’y a pas un seul centimètre consacré à n’importe quelle chose à part l’habitation.
Elle a été détruite par l’effet du temps à la suite de la colonisation britannique », a-t-il poursuivi.
«La partie turque a décidé d’aménager et réhabiliter quelques bâtiments, commençant par les bâtiments de douane et les deux mosquées. Et le Président turc, Erdogan, lors de sa visite au
Soudan avait visité cette île et avait proposé qu’elle soit exploitée en tant qu’île touristique pour l’intérêt commun, en particulier parce qu’elle avait été utilisée auparavant comme port aux pèlerins de l’Afrique », a-t-il renchéri.
Il a affirmé que «lors de la visite (turque) aucune coopération militaire n’a été évoquée, et qu’il n’y avait eu aucune intention d’établir une base militaire turque dans l’île ou ailleurs au Soudan », souhaitant que cette information soit corrigée par les médias égyptiens.