Fatma Bendhaou
06 Novembre 2020•Mise à jour: 06 Novembre 2020
AA/ Antananarivo/ Sandra Rabearisoa
Après un an et demi de travaux, le palais de la Reine, un endroit emblématique à Antananarivo, capitale de Madagascar, renait de ses cendres.
Il y a 25 ans, ce grand palais royal situé en Haute-ville a été la proie des flammes suite à un violent incendie. Aujourd’hui réhabilité, le palais a été inauguré, vendredi, au cours d’une cérémonie en présence du Président malgache Andry Rajoelina et de son épouse.
Les régimes successifs ont organisé des levées de fonds afin de restaurer ce patrimoine national sans véritablement aboutir à sa réhabilitation. En avril 2019, trois mois après sa prestation de serment à la tête du pays, Andry Rajoelina a lancé les travaux de restauration du palais.
Durant son discours, le Président a annoncé que le palais portera désormais l’appellation de « Rovan’i Madagasikara » (palais royal de Madagascar) et sera ouvert au grand public avant la fête de Noël.
« Nous allons rétablir l’histoire » a souligné le Président malgache qui a annoncé la prochaine réhabilitation d’autres sites historiques de l’époque royale dans tout le pays. Madagascar demandera à la France la restitution d’autres biens historiques dont les ossements du crâne de plusieurs martyrs décapités pendant la colonisation et qui sont encore gardés dans les musées français, a affirmé Andry Rajoelina.
L’intérieur du palais, remis à son état original, comporte un musée où sont exposées les pièces héritées de l’époque royale dont la couronne du dais royal de la Reine Ranavalona III qui a été restitué par la France au Madagascar.
Les travaux de réhabilitation du palais incluent également la construction d’un Colisée dans la même enceinte. Un projet qui a été vivement contesté par une frange de l’opposition.
La veille de l’inauguration du palais, des membres de l’opposition rassemblés au sein du parti « Tiako i Madagasikara » (parti de l’ancien président Marc Ravalomanana) ont fait une déclaration officielle pour réitérer leur refus de la construction du colisée, pointant du doigt un manque de respect vis-à-vis des valeurs malgaches. Les autorités n’ont toujours pas fait de déclaration à ce propos.