Lassaad Ben Ahmed
23 Février 2021•Mise à jour: 23 Février 2021
AA / Dakar / Alioune Ndiaye
La dette cumulée des 54 États d’Afrique ne fait que 2% du total mondial, a révélé lundi le président sénégalais Macky Sall.
Il participait à la cérémonie d’ouverture de la 20ème édition du forum économique international sur l’Afrique, tenue en visioconférence.
« Avec un montant estimé à 365 milliards de dollars, environ, la dette africaine ne représente finalement que 2% de la dette mondiale », a indiqué Sall lors de son allocution.
Le président sénégalais a soutenu que les efforts internes des pays africains ne suffiront pas pour amortir l’impact de la crise et relancer la croissance de l’économie, plaidant ainsi pour l’extension de l’initiative du G20 de suspension du service de la dette.
« L’initiative du G20 de suspension de la dette va dans le bon sens mais elle reste insuffisante (…) Nous plaidons pour son extension sur toute l’année 2021 », a noté Macky Sall.
Il a aussi appelé à une mobilisation, selon des modalités à convenir, d’une partie des DTS (droits de tirages spéciaux) des pays développés au profit des pays qui en ont besoin.
Le thème de cette 20ème édition qui devait se tenir au Sénégal était ‘’Investir pour une relance durable en Afrique ‘’.
Sall a, par ailleurs, listé la révision du système fiscal et des codes miniers et pétroliers, la lutte contre l’évasion fiscale et la perception du risque d’investir en Afrique comme préalable pour des économies africaines compétitives.
« La récession économique mondiale provoquée par la Covid 19 frappe durement les pays africains. 41 économies africaines ont connu une baisse de leur produit intérieur brut », lit-on dans une note introductive sur le site de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), initiatrice de la rencontre.
« Le moment est venu de prendre des mesures audacieuses et coordonnées », poursuit la note.
La dépendance à l’égard des marchés extérieurs et l’incapacité des secteurs économiques formels à créer suffisamment d’emplois de qualités sont, selon la note de l’OCDE, les deux obstacles majeurs auxquels les stratégies post Covid doivent s’attaquer pour enclencher en Afrique un nouveau cycle de croissance durable.